Les Français ont vu leurs revenus progresser de 6,7% entre 2012 et 2018, soit plus que l’inflation. Pourtant ils sont de plus en plus nombreux à finir le mois dans le rouge…

Cette étude de BNP PARIBAS explique clairement pourquoi les Français ne ressentent aucune augmentation de leur pouvoir d’achat. 11 000 français ont participé à cette étude par le biais d’un sondage qui existe depuis l’an 2000. On peut voir que depuis que Emmanuel Macron est arrivé au pouvoir, leurs revenus ont continué de progresser.

Entre 2012 et 2018, en moyenne, leur revenu net était passé de 2451 à 2615 euros, soit une hausse sur 6 ans de 6,7%. Dans la même période, l’inflation elle s’est limitée à 4,2%.

Une différence à prendre avec des pincettes : En effet il faut prendre en compte ce qu’on appelle les dépenses contraintes : Frais pour se loger, crédits, loyers, impôts, taxes, internet, téléphone, essence, assurance, carte de mobilité, cantine…

Entre 2012 et 2018, ces dépensent sont passé de 59% à 61% du revenu français moyen. On voit donc que même une augmentation de leur revenu ne leur permet pas de disposer de plus de deniers pour faire les courses quotidiennes, les sorties, les cadeaux de Noël, les vacances, remplir leur réservoir d’essence. La sensation de baisse du pouvoir d’achat est donc bien réelle.

Le poids grandissant des dépenses contraintes

Le poids de ces dépenses contraintes est bien sûr encore plus important pour les revenus les plus modestes. Si l’on compare ce que représente cette charge, entre 2012 et 2018, pour un salaire de 1250 euros nets, les dépenses contraintes correspondaient à 821 euros, ajouté à une épargne de 50 euros, il restaient 376 euros de disponible pour vivre.

Aujourd’hui, en prenant en compte l’augmentation moyenne du salaire de 6,7%, le salaire atteint 1333 euros net par mois, mais nous allons voir qu’il n’y a eu aucune augmentation de niveau de vie pour autant…

Les fins de mois sont encore plus difficiles à boucler : en atteignant une moyenne de 914 euros pour ce type de revenu, la part des dépenses contraintes représentent aujourd’hui 914 euros, soit 93 euros de plus qu’en 2012.

Le salarié a beau tenter de réduire son épargne, son reste à vivre de 378 euros reste pratiquement le même qu’en 2012 et ne suffit pas à couvrir la hausse des prix sur la même période.

En encore, ce constant ne tient pas compte des disparités géographique concernant le prix des loyers, qui dans certaines villes devient insupportable pour de plus en plus de personnes.

« Cela explique pourquoi les Français sont désemparés. Et cela explique aussi pourquoi les achats alimentaires sont devenus la variable d’ajustement dans leur budget » souligne Cécile Gauffriau, qui a piloté cette étude. Une étude confirmant et affinant celle de l’OFCE, qui démontre, elle, l’impact des politiques fiscales de Nicolas Sarkozy et François Hollande sur le pouvoir d’achat des Français.

Source : www.bfmtv.com


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