Le Parlement européen (PE) s’est retrouvé en 2011 sous la menace d’un scandale de corruption touchant trois élus des deux principaux groupes politiques, dont l’un a déjà présenté sa démission, et l’institution a aussitôt ouvert une enquête. Les eurodéputés ont été piégés par le journal dominical britannique The Sunday Times.

Ce dernier affirme que les trois élus, un Autrichien, un Roumain et un Slovène, tous également d’anciens ministres, se sont dits prêts devant des journalistes se présentant comme des lobbyistes à faire passer des amendements ciblés pour des sommes allant jusqu’à 100.000 euros.

Premier à en faire les frais: le conservateur autrichien Ernst Strasser, ancien ministre de l’Intérieur, qui siégeait avec le groupe du Parti populaire européen (PPE, droite). Il a dû démissionner le jour même à la demande du leader de sa formation nationale, le Parti populaire autrichien (OVP),le vice-chancelier Josef Proell qui a jugé « creuses » ses « justifications ».

Les deux autres députés visés sont un ancien vice-Premier ministre roumain, Adrian Severin, et un ancien ministre slovène des Affaires étrangères, Zoran Thaler, tous deux membres du groupe socialiste du PE. « Les allégations du Sunday Times sont graves et le Parlement européen les prend au sérieux », a déclaré à l’AFP le porte-parole du PE, Jaume Duch.

En 2013, un tribunal de Vienne a condamné l’ex-ministre autrichien de l’Intérieur et député Européen Ernst Strasser à 4 années de prison pour des faits de corruption.

 

Source : Express Business


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