Pour la seconde année, le ministère de l’Intérieur publie un rapport sur l’utilisation des recettes des contrôles radars. L’an dernier, ils ont rapporté 1,013 milliard d’euros à l’État.

Les radars, une pompe à fric pour la sécurité routière? C’est ce que laisse entendre le ministère de l’Intérieur dans son dernier rapport détaillant l’utilisation des recettes des amendes des radars automatiques.

« La quasi-totalité de cette somme (91,2%), soit 924,5 millions d’euros, a bien été consacrée à la lutte contre l’insécurité routière [en 2017, ndlr] », résume le communiqué du ministère.

Ce sont ainsi 79,3 millions d’euros de plus qu’en 2016 qui sont donc affectés à la lutte contre l’insécurité routière.

Cette hausse suit la hausse des recettes des amendes l’an dernier: 1,013 milliard d’euros ont été collectés grâce aux radars automatiques, sur les 1,97 milliard d’euros récoltés au total

Rénover et améliorer les infrastructures

Sur les 924,5 millions d’euros dirigés vers la lutte contre l’insécurité routière, 405,5 millions sont destinés à l’entretien et à la construction d’infrastructures routières, via l’Agence de financement des infrastructures de transport de France.

Le ministère donne par exemple le montant du budget consacré au bitumage du réseau routier national: 270 millions d’euros. « 2,8 millions d’euros ont été consacrés au traitement des obstacles latéraux », donne comme autre exemple le ministère. 65 millions sont destinés à la sécurité des tunnels routiers.

Cette somme permet également d’entretenir les 2×2 voies sur le réseau national.

Un gros quart des recettes est lui remis aux collectivités locales, à hauteur de 270 millions d’euros. Une somme qui sert par exemple à l’aménagement de carrefours.

Cette somme s’ajoute aux 573,7 millions d’euros reversés aux collectivités au titre des amendes type stationnement. « Avec la mise en place du forfait post-stationnement, ce sera la dernière année où ces dernières transiteront dans le budget de l’Etat », nous précise un porte-parole du ministère de l’Intérieur.

Entretenir le système de contrôle automatisé

249 millions d’euros sont enfin affectés à l’entretien des « systèmes automatiques de contrôle et de sanction » comme les appelle le ministère, soit des radars automatiques et autres dispositifs de contrôle.

Cette somme sert également à financer l’envoi des courriers signalant les infractions relevées par les radars automatiques. C’est la seconde année que le ministère de l’Intérieur publie un tel rapport, en annexe du Projet de lois de finances, texte actuellement discuté à l’Assemblée nationale.

« Ce rapport officiel témoigne du désir de transparence pour répondre aux détracteurs de la sécurité routière:

on entendait que les radars c’était des pompes à fric, des recettes fiscales pour l’État », expliquait ainsi l’année dernière à l’AFP Emmanuel Barbe, délégué interministériel à la sécurité routière, lors de la publication du premier rapport.

Depuis 2003, les recettes des radars n’ont cessé d’augmenter.

Elles devraient rapporter 1,029 milliard d’euros en 2018, selon des estimations gouvernementales.

Pour 2019, les autorités tablent sur une nouvelle hausse de 12%, en raison notamment de l’abaissement à 80 km/h de la vitesse maximale autorisée sur certaines routes entré en vigueur le 1er juillet.

 

Source : BFM


Suivant ➜

Commentaires

commentaires