Je sais tout de toi !

Depuis plusieurs jours, on ne parle que de ça. Momo, c’est une créature absolument hideuse qui s’inspire d’une sculpture réalisée par Midori Hayashi, un artiste japonais.

Et pour rentrer en contact avec elle, il suffit d’ajouter son numéro sur WhatsApp et d’attendre qu’elle vienne vous parler.

« Salut, je suis Momo ». Voilà le premier message que l’on est censé recevoir afin de rentrer dans le « challenge » du moment.

C’est depuis le Japon qu’un utilisateur (ou un groupe de personnes) viendra vous expliquer qu’il « sait tout de vous ».

Momo, un monstre sans paupières qui renvoie aux films d’horreur nippons avancera alors diverses informations sur vous, comme pour prouver qu’il en connait bien plus qu’on ne pourrait le penser (âge, date de naissance, adresse, numéro de téléphone, nom et prénom bien souvent).

Bien évidemment, ces informations ont été récupérées sur les divers réseaux sociaux où vous avez laissé des traces.

Par la suite, la créature virtuelle vous demande si « vous êtes prêt à continuer de jouer avec elle ». Et c’est là que le drame commence.

Momo va alors vous ordonner de réaliser deux consignes précises :

– Ne jamais répondre deux fois de la même façon à une question

– Exécuter l’ensemble de ses “caprices”

On est entré en contact avec Momo

Un challenge d’une grande idiotie

Le but, bien évidemment, est de terrifier les plus jeunes. « C’est une personne dérangée mentalement qui veut faire du mal à ceux qui sont faibles », peut-on lire sur Twitter. Le problème, c’est que Momo a réussi.

Bretagne : le « Momo Challenge » a-t-il causé la mort d’un adolescent ?

Une enquête a été ouverte après la mort d’un jeune de 14 ans. Ses parents évoquent le macabre « jeu » qui l’avait déjà incité à se scarifier.

Source AFP

Le parquet de Rennes et la gendarmerie cherchaient ce samedi à éclaircir les circonstances de la mort d’un adolescent de 14 ans au domicile de ses parents, à La Guerche-de-Bretagne au sud-est de Rennes.

Une enquête a en effet été ouverte après la mort de ce jeune qui participait sur messagerie en ligne au « Momo Challenge », un jeu macabre qui menace ses participants, en les incitant à commettre des actes dangereux, a-t-on appris auprès du parquet.

« Une enquête a été ouverte par la gendarmerie de La Guerche », a indiqué le procureur de la République de Rennes Nicolas Jacquet, joint vendredi soir par l’Agence France-Presse. « L’enquête se poursuit sur mes instructions pour déterminer les circonstances du suicide » et sur l’éventuelle « qualification de provocation au suicide sur des mineurs de 15 ans », a précisé le procureur.

« Il avait plein de projets »

L’adolescent a été découvert il y a une semaine, durant le week-end dans sa chambre, pendu avec sa ceinture de kimono, « alors qu’il avait plein de projets », a indiqué sa famille à l’Agence France-Presse. Selon ses parents, il ne s’est pas suicidé, mais se trouvait sous l’emprise d’un défi sur Internet, le « Momo Challenge », un « jeu » dangereux accessible via la messagerie instantanée WhatsApp.

Selon la famille, certains des « défis » auxquels se serait soumis l’adolescent avaient laissé des traces sur son corps, comme des scarifications ou des bleus. La famille veut avant tout alerter pour éviter, dit-elle, d’autres drames de même nature. « Vont être exploités l’ensemble des éléments, le téléphone, l’ordinateur » de l’adolescent, a indiqué le procureur qui a « demandé qu’une association d’aide aux victimes prenne contact avec les parents ».

Un « jeu » dans la lignée « Blue Whale Challenge »

Avant la rentrée, le député LREM des Hauts-de-Seine Gabriel Attal, devenu secrétaire d’État auprès du ministre de l’Éducation nationale, avait adressé une question au ministre de l’Intérieur Gérard Collombpour l’alerter sur les dangers du « Momo Challenge ». Le député pointait la « pression psychologique sur les plus jeunes » qui « les met en danger en les obligeant à réaliser des défis de plus en plus dangereux ».

« En cas de non-réalisation, les victimes sont alors menacées de voir leurs informations personnelles et photos, préalablement piratées, rendues publiques, voire menacées de mort », rapportait Gabriel Attal qui s’interrogeait sur les « dispositions mises en place en France afin de protéger les plus jeunes face à cette pratique ».

Au printemps 2017, la police nationale avait mis en garde sur les risques d’un jeu similaire le « Blue Wwhale Challenge » qui poussait les jeunes à relever pendant 50 jours des défis chaque fois plus dangereux jusqu’à la dernière étape : le suicide.

Source : Le Point

Rappel

« Dimanche 29 juillet 2018, une fillette de 12 ans s’est pendue à un arbre situé dans la cour de la maison de sa famille », rapportent nos confrères du Buenos Aires Times.

Et d’après l’enquête de la Police, l’enfant se serait suicidée sur demande de ce faux compte WhatsApp, probablement géré par un groupe de Japonais. « Plusieurs camarades de classe de la victime ont découvert la vidéo du suicide sur internet », peut-on notamment lire.

Néanmoins, il se pourrait que le compte Momo soit également celui d’une autre personne que « l’original » puisque nombreux sont ceux à se créer leur propre fausse identité pour « jouer » avec les plus jeunes.

Ainsi, un jeune homme de 18 ans rencontré par la jeune fille sur les réseaux sociaux est également suspecté.

À l’heure d’écrire cet article, nous avons tenté de rentrer en contact avec un de ces « Momo », probablement au Japon. Aucune réponse de sa part. Espérons que cette mode absurde ne fasse pas plus de victimes dans les jours à venir.

Source : Journaldugeek


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