La chaîne de restauration rapide s’est retournée contre un client qui avait mis en ligne une vidéo montrant une larve dans le repas servi à sa fille.

Au royaume des frites, c’est un asticot qui fait débat. Plus précisément une larve de mite alimentaire, retrouvée dans un sachet de frites acheté au drive du restaurant Quick de Seraing (Belgique), près de Liège, le 13 octobre 2017.

Furieux de cette intrusion dans le repas de sa fille, un père de famille avait filmé la découverte et diffusé la vidéo sur Facebook.

Après avoir collectionné les vues pendant trois jours, l’homme avait retiré les images, à la demande de la gérante du fast-food.

Le restaurant réclame 10 000 euros à son client

L’affaire n’en est pas restée là. Le Quick de Seraing a décidé d’attaquer son client au tribunal, estimant qu’il lui avait offert une bien mauvaise publicité, alors que les contrôleurs de l’Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire (Afsca) n’avaient rien trouvé à redire en visitant les cuisines du restaurant.

Mardi 30 octobre, à Liège, Me Shirley Franck, avocate de Quick, a réclamé 10 000 euros au titre du préjudice subi – une baisse de 30 à 40 % du chiffre d’affaires et de la fréquentation, selon la gérante, rapportent les médias belges.

Diffamation ou liberté d’expression ?

« Il s’agit d’un lynchage public destiné à nuire à la réputation du Quick. […] Il s’agit de diffamation lorsque l’auteur ne rapporte pas de la véracité des faits.

Il faut faire passer un signal fort aux internautes : avant de dénoncer une personne, une société ou un commerçant, il faut prendre la peine de vérifier ses propos », a-t-elle plaidé, selon des propos cités par SudInfo.

Le client mécontent estime au contraire avoir usé de sa liberté d’expression, sans dépasser les bornes.

Le tribunal civil de Liège rendra sa décision le 27 novembre.

 

Source: Ouest-France – 30/10/2018


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