Les robots détruiront-ils nos emplois ou nous permettront-ils d’en créer de nouveaux ? Les deux apparemment, avec un impact final qui reste à définir.

Un robot à votre bureau ? D’ici à 2025, les machines effectueront davantage de tâches professionnelles que les humains, estime un rapport du Forum économique mondial (WEF) publié ce lundi 17 septembre.

Elles en accomplissent 29% aujourd’hui, indiquent les chercheurs de la fondation, connue pour organise chaque année le Forum de Davos. Mais que l’on se rassure : les emplois ne se perdent pas, ils se transforment.

Solde positif

Toujours d’après l’étude, si 75 millions d’emplois pourraient être supprimés à cause de l’automatisation, 133 millions d’autres « plus adaptés à la nouvelle division du travail entre humains, machines et algorithmes » devraient être générés. Soit un solde positif de 58 millions d’emplois créés… Sans compter que les machines et les hommes pourraient collaborer efficacement et concilier leurs points forts.

« Les transformations liées à la ‘quatrième révolution industrielle’, si elles sont correctement mises en œuvres, pourraient nous guider vers un nouvel âge de bon travail, de meilleurs emplois, et d’une qualité de vie accrue pour tous », estiment les chercheurs du WEF. Soulagement, donc… Pour quelques lignes seulement. « Si elles sont mal mises en œuvre, ces transformations présentent le risque d’accentuer les inégalités et d’élargir les écarts de qualifications entre les travailleurs », met ainsi en garde le rapport.

Besoin de nouvelles formations

Pour élaborer son rapport, le WEF a enquêté dans une vingtaine de pays auprès de dirigeants de grandes entreprises, représentant au total près de 15 millions d’emplois. Les professions existantes qui sont amenées à se développer dans les prochaines années sont sans surprise liées aux nouvelles technologies : développement d’applications et de logiciels, analyse de données, perfectionnement de l’intelligence artificielle… La structure actuelle du marché du travail en sera certainement bouleversée.

Pour s’adapter à sa nouvelle morphologie, l’étude estime que 54% des travailleurs auraient besoin d’une requalification ou d’une formation professionnelle supplémentaire. Seulement voilà, la majorité des entreprises interrogées disent n’avoir l’intention d’offrir ces formations qu’à leurs employés occupant les plus hauts postes, et les rôles clefs. « En d’autres termes, explique l’étude, ceux qui auraient le plus besoin de requalification sont les moins susceptibles d’en recevoir. »

Il revient aux gouvernements d’investir largement dans l’éducation et la formation professionnelle, conclut le rapport, pour permettre au plus grand nombre de travailleurs possible d’être requalifiés… Et de pouvoir s’adapter « aux nouvelles réalités de la quatrième révolution industrielle ».

 

 

Source : L’Obs


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