Un décret visant à favoriser l’usage de l’éthylotest anti-démarrage entre en vigueur ce jeudi 18 septembre.

La délinquance routière dans le viseur du gouvernement… Après l’abaissement des vitesses maximales sur le réseau routier secondaire, un décret qui prend effet ce jeudi 18 septembre renforce l’arsenal des sanctions à disposition des préfets pour préserver la sécurité des usagers de la route.

Outre l’extension de la vidéo-verbalisation (contrôle et verbalisation des infractions sans arrêt du véhicule) à l’infraction de non-respect de priorité de passage aux piétons et la majoration du retrait de points (4 à 6 points) pour les automobilistes concernés, le gouvernement veut généraliser l’usage des éthylotests anti-démarrage (EAD), présenté comme une “alternative à la suspension de permis”.

Éviter la double-peine

Au premier “contrôle d’un conducteur présentant une alcoolémie supérieure à 0,8 g/L”, précise le décret, le préfet aura la possibilité d’obliger le contrevenant à conduire uniquement des véhicules équipés d’un éthylotests anti-démarrage, pour une durée “allant jusqu’à 6 mois”. Une obligation que le tribunal sera autorisé à prolonger jusqu’à 5 ans, lors de la comparution de l’automobiliste pris en faute.

Si la crainte d’une suspension de permis peut efficacement dissuader certains conducteurs, elle entraîne trop souvent une double peine assez injuste, par exemple pour ceux d’entre eux dont le véhicule est indispensable à la poursuite de l’activité professionnelle (commerciaux, employé(e)s à domicile…). Dans un tel cas de figure, le préfet pourra donc préférer à cette mesure l’injonction à l’usage d’un éthylotest anti-démarrage, très efficace pour empêcher la récidive.

Une mesure coûteuse pour l’automobiliste

Le contrevenant ainsi sanctionné devra débourser 1.300 euros environ (hors prix du montage et du démontage) pour équiper son véhicule d’un EAD. Autre option, la location du dispositif (100 euros par mois environ hors montage et démontage) qui peut s’avérer beaucoup moins coûteuse dans le cas d’une sanction de courte durée. En pratique, l’EAD empêche le démarrage du véhicule en cas de taux d’alcoolémie positif lors du souffle du conducteur.

Si le véhicule n’a pas démarré dans les 2 minutes suivant ce premier souffle, le moteur reste, là aussi, bloqué. 5 à 30 minutes après le démarrage du véhicule, l’EAD est programmé pour demander un deuxième contrôle au conducteur, à effectuer à l’arrêt dans un délai de 20 minutes. De quoi décourager les automobilistes qui seraient tentés de récidiver en déjouant le système…

Source : Capital


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